dimanche, 18 octobre 2009

Double peine ...

Que ce putain de James Blunt n'ai jamais existé, et je ne serais sans doute pas en train de réaliser à quel point je fais n'importe quoi...

Cette douceur à la fois tragique et délicate qu'il porte dans la voix, ça fait si mal et tellement de bien quand ça ne va pas... Double peine pour moi aujourd'hui. J'ai tenté. J'ai pris sur moi. Une vie à deux, ça se bati sur des sacrifices. Pour moi la vie à deux, je l'avais. Je l'ai perdu et je n'arrive pas à en faire le deuil. J'ai bien essayé. Mais cette harmonie, cette entente magnifique et cette honneteté à toute épreuve, je ne sais pas faire sans. Je préfère encore ne pas avoir a y penser. Donc rester seule...

 

C'est dommage. Je sens que les efforts ont étés entamés de l'autre côté. Mais ça ne suffit pas. Les excuses au ras des paquerettes pour tout rattraper, l'art de ne rien dire quand ça ne va pas, montrer que l'on est pas un battant, et surtout montrer à l'autre qu'on ne pense pas qu'à lui... Ce n'est pas ma façon de voir les choses. Quand j'aime, et même quand j'aime bien, moi je ne compte pas. Ces aller-retours dans la nuit du week-end, à bout de force pour profiter de chaque instant, je ne les regrette pas et je suis fière de les avoir fait. Décaller mon agenda super chargé de manger-dormir-bosser, je l'ai fait sans moufter parcque j'en avais envie et c'est la moindre des choses. C'est peut-être l'entrain de la jeunessse? Savoir que si ma moitié traine sur msn, je mangerai plus tard et d'abord, j'y pense même plus.. A savoir que même si je suis fatiguée, la seule idée de la serrer dans mes bras me donne assez de force pour bouger. Aller n'importe où, tant qu'elle est heureuse, prendre soin d'elle, vérifier même que physiologiquement: besoin de rien, lui apprendre les bonnes choses qu'on fait quand on vit à deux...

 

 Voila. Ces petites choses n'étant pas partagées, la douleur grandissante, je préfère milles fois abréger les souffrances. Vouloir donner des petites attentions à quelqu'un qui n'aime pas ces attentions là, et qui prefère ce qu'on considererait comme brutal et seulement le samedi, ça fait un peu mal au coeur, et ça n'aide pas à aller mieux. Se retrouver seule face à soi même, réaliser qu'on a fait n'importe quoi, qu'on se sent vide, et froid, on réalise difficilement qu'on a quelqu'un qui nous apprécie et qu'on verra en fin de semaine.

 

C'est dommage, j'adhérais à l'idée de l'auteur ( beaumarchais? je sais plus...) qui disait que si quelqu'un vous aime, c'est une raison suffisante pour l'aimer aussi...Encore faut-il savoir que cette personne vous aime...Arracher quelqu'un à sa moitié, en croyant pouvoir faire mieux, laisser ce quelqu'un aller au bout de ses actes, toujours en croyant être capabe de relever le défi, quand on n'a pas de forces, pas d'amour à donner, on ne le fait pas...

 

J'ai manqué de presque tout. Et je ne suis pas un jouet, ni une salope. Sans doute suis-je encore une enfant...

 

 

" 'cause I saw the end, before we began..."

Ecrire un commentaire